08.06.2009

Le Billet du Centriste : L’autoclaque de Non-Non va-t-il l’amener à démissionner du MoDem?

Si Non-Non Bayrou et son Mouvement démocrate ont perdu les élections la faute en revient totalement et entièrement à Non-Non et à sa stratégie stupide et suffisante de celui qui se croit déjà calife à la place du calife. Et c’est une bonne nouvelle pour le peuple français qui n’est pas aussi bête que cela et qui a réussi à déchiffrer la pauvreté du discours et du programme de Non-Non dont est apparue la seule motivation, emménager à l’Elysée le plus tôt possible en jouant à un clone hybride de de Gaulle et de Mitterrand. Bien sûr, personne ne sait de quoi sera fait le futur et le leader du MoDem peut évidemment rebondir mais cette autoclaque va lui faire mal pendant très longtemps et les traces de doigts demeureront longtemps sur sa joue. Quant à ses colères contre les médias, ses dénonciations des sondages manipulés, ses attaques outrancières contre tous les politiques, elles apparaissent aujourd’hui à la lumière de ses 8% de voix comme elles l’ont toujours été, de la suffisance d’un homme qui se croyait déjà arriver avant d’avoir commencé la course. Certains leaders de partis politiques rendent leur tablier pour des défaites moins cuisantes que celle-ci. Non-Non aura-t-il le courage de se démettre de ses fonctions? Bien évidemment, la réponse sera non tellement il croit à son destin présidentiel et tellement il s’accroche à ses chimères depuis des décennies. Dans les jours et les semaines à venir, il va polir son discours de perdant à cause des autres et des circonstances. Car Non-Non a peut-être des qualités mais certainement pas celle de se remettre en cause.

Centristement vôtre

Le Centriste

06.06.2009

Quand fille-à-papa Le Pen et Non-Non Bayrou sont d’accord entre eux

Ca devait arriver un jour. A force de labourer les terres populistes et démagogiques, Non-Non Bayrou a fini par être d’accord avec le Front national. Ce n’est pas moi qui le dis, ni Sarko-le mégalo, ni Dany-le-Vert, ni Ségo-je-m’excuse mais Marine Fille-à-papa Le Pen qui vient de déclarer qu’elle était entièrement d’accord avec François Non-Non Bayrou sur ses attaques contre Dany-Le-Vert Cohn-Bendit et ses écrits pédophilo-hippies post-soixante-huitards. Mais, comme Non-Non, Fille-à-papa dénonce également les instituts de sondages et le complot du pouvoir pour minorer le score du Mouvement démocrate et du Front national aux élections européennes. Et comme lui, elle va porter plainte contre ces comploteurs. Cette nouvelle alliée objective de Non-Non a de quoi interpeler et fait un peu tâche. Mais, à bien y regarder, cette situation n’est guère étonnante. La posture de Non-Non depuis plusieurs années (bien avant l’élection de Nicolas Sarkozy) a été de dénoncer sans relâche le pouvoir, la classe politique et les partis dominants ainsi que les médias quand il n’était pas d’accord avec lui et le «microcosme parisien». Ce qui a permis à certains de rapprocher cet antienne populiste du discours de Jean-Marie Le Pen à la grande fureur de Non-Non qui y vu encore une fois la main du pouvoir, de la classe politique, des médias aux ordres et du microcosme! Oui mais voilà avec ce discours récurrent, il est venu chasser le gibier préféré du FN, le mécontent-de-tout, celui qui, à défaut de faire une démocratie, peut faire une élection. Mais l’Histoire nous apprend que quand c’est le cas c’est que la démocratie est en grand danger.

 

Centristement vôtre

 

Le Centriste

29.04.2009

Le PS à Non-Non : «Alors, t’es de droite ou t’es de gauche ?»

Ségo-la-démago, Hollande-Prince-Consort et maintenant Martine-la-fille-à-son-père Aubry, somment Non-Non Bayrou de leur dire s’il est à gauche ou à droite. Bon courage! Car Non-Non a décidé qu’il n’était nulle part. Voilà qui va rappeler quelques souvenirs émus aux plus anciens. Car c’était le positionnement d’un de nos grands hommes politiques (sic!), le brave et bileux Michel Jobert… Bon, étant de nulle part, il est demeuré presque rien sauf un éphémère ministre des Affaires étrangères de Georges Pompidou puis un aussi éphémère ministre du Commerce extérieur de François Mitterrand. Et beaucoup ont certainement oublié qu’il avait fondé… le Mouvement des démocrates pour se positionner ni à droite, ni à gauche! On voit, en tout cas, où Non-Non a piqué le nom de son parti et son positionnement électoral. Rien de neuf sous le soleil des arrivistes…

Non-Non voulant devenir Président de la république, a donc besoin de séduire tout le monde. Récemment, un sondage montrait que 35% des sympathisants de Droite avaient une bonne opinion de lui. Voilà qui le ravit. Mais, chut!, ne le criez pas trop sur les toits des fois que les leaders du PS lisent la presse… Ou que les Français se demandent sérieusement, une bonne fois pour toutes, qui est vraiment ce François Bayrou dont les idées sont aussi minces que le nombre des députés de son parti. Car il ne suffit pas d’être contre tout le monde (et spécialement contre celui qui lui a piqué son boulot il y a deux ans) et d’avoir attendu avec gourmandise un événement comme la crise économique et financière mondiale pour se poser en sauveur de la France pour avoir la capacité de diriger un pays. Et ce n’est pas parce que les Français ont élu Sarko-le-mégalo que nous devrions dorénavant élire n’importe qui à la fonction suprême de notre république! Réflexion faite, Sarko n’est pas le premier dans ce cas, Chichi-la-magouille et Mimi-le-roublard ayant sans doute ouvert l’Elysée aux ambitieux dont le seul but était d’occuper le fauteuil présidentiel.

Mais ne nous égarons pas. Pour répondre aux pauvres socialistes qui tremblent de peur que l’élection présidentielle de 2012 ne ressemble à celle de 2002, où Non-Non remplacera Juste-un-détail-de-haine Le-Pen, Non-Non sera de la couleur qui sera à la mode à cette occasion. Je sais, c’est rageant d’attendre encore trois ans avant de savoir, non pas ce que pense Bayrou, mais où il se positionnera. Maintenant, si vous voulez savoir comment il gouvernera s’il était élu, ne lui posez pas la question qui fâche: il n’en sait strictement rien…

Centristement vôtre

Le Centriste

17.04.2009

Le billet du Centriste : Hollande-Bayrou: Comment demander à quelqu’un de préciser les idées qu’il n’a pas vis-à-vis d’idées qui n’existent pas?!

Qu’on se le dise, François H., ex-prince consort royal, veut démasquer Non-Non, François B. Alors, il lui tend un piège fin et intelligent. «Quelles sont tes idées ?», demande-t-il malicieusement à son copain Non-Non. Il sait bien que ce dernier n’en a pas. Mais, l’ex-prince consort royal a juste oublié un petit détail: les socialistes, eux non plus, n’en ont aucune! On se trouve alors dans ce cas de figure délectable où un homme sans idées demande à un autre homme sans idées de lui dire si ses idées qu’il n’a pas sont en accord avec les siennes qui n’existent pas! Vous n’avez pas tout compris? François H. et François B., non plus, rassurez-vous. Car, toute la stratégie de Non-Non, comme ce fut le cas en 2007 pour les présidentielles, c’est d’avoir le moins d’idées possibles pour ratisser large, c’est-à-dire des souverainistes de droite aux internationalistes de gauche. C’est ainsi qu’il y en a, aujourd’hui, qui croient que Bayrou est de Gauche alors que d’autres jurent mordicus qu’il est de Droite. Quant aux médias, ils font semblant de croire qu’il est du Centre, il faut bien vendre du papier. Mais, qu’on se le dise, aussi, Bayrou, il n’est rien du tout sauf candidat perpétuel au poste que lui a promis François Mitterrand… Alors, les idées, comme son mentor, voyez-vous, il s’en fout un peu. Seul le pouvoir l’intéresse. Quant à Hollande, s’il croît que ce genre de stratagèmes va faire de lui le candidat des socialistes en 2012, disons que sa stratégie n’est pas pire que celle de Martine-fille-à-papa-Aubry mais que Ségo-la-démago possède quelques longueurs d’avance…

Centristement vôtre

Le Centriste

12.02.2009

Le Billet du Centriste : Non-Non veut devenir président

Il y avait Oui-Oui et son taxi jaune, nous avons maintenant Non-Non et son MoDem orange. Leurs aventures sont aussi épiques à l’un et à l’autre. Mais si l’un veut conduire son taxi jaune, l’autre a une tout autre ambition, il veut absolument conduire un mastodonte bleu-blanc-rouge appelé la France alors qu’il ne possède pour l’instant qu’un joli tracteur orange qu’il a baptisé lui-même MoDem néanmoins peu efficace pour parcourir les autoroutes de la gloire (il lui manque beaucoup d’électeurs pour en faire une formule un). Pour cela, Non-Non a trouvé un moyen : toujours dire du mal des autres pour faire croire qu’il est le seul type bien à qui on pourrait confier le gros camion sur le fauteuil duquel il veut s’asseoir. Alors, dès que quelqu’un dit quelque chose, n’importe quoi, du genre « Je vais mettre des chaussettes en laine », Non-Non court vers les plateaux de télévision en criant « Non ! Non ! Pas les chaussettes en laine ! Pas les chaussettes en laine ! ». Mais il est malin, Non-Non, il ne dit jamais ce qu’il faudrait mettre à la place de peur que les gens voient que la seule chose qu’il veut c’est le volant du camion mais qu’il ne sait absolument pas ni le conduire, ni où le conduire.

Ses deux concurrents et adversaires à qui il en veut le plus sont Ségo-Finaude et surtout, Sarko-Sournois car c’est lui qui conduit le gros camion, le méchant lutin qui lui a piqué le boulot qu’il croit devoir lui revenir. Alors Non-Non guette toute la journée son ennemi intime, attendant qu’il bouge un petit doigt ou ouvre la bouche pour courir à nouveau vers les plateaux de télévision en sautant comme un cabri tout en criant « Non ! Non ! ». Quelques fois (certains disent à chaque fois), il ne connait même pas le sujet sur lequel il s’oppose. Quelques fois (certains disent à chaque fois), c’est même un sujet avec lequel il était d’accord la veille.

Il est rigolo Non-Non avec sa mine du « brave » (comme on dit dans le Sud), voulant pourfendre le monde entier sur son fier tracteur crachant sa belle fumée diesel en compagnie de son fidèle gréviste de la faim et pour l’honneur de sa demoiselle Marielle. Encore que pour certains qui croient que Non-Non ridiculise la politique, il soit pathétique.

Le Centriste