06.06.2009
Quand fille-à-papa Le Pen et Non-Non Bayrou sont d’accord entre eux
Ca devait arriver un jour. A force de labourer les terres populistes et démagogiques, Non-Non Bayrou a fini par être d’accord avec le Front national. Ce n’est pas moi qui le dis, ni Sarko-le mégalo, ni Dany-le-Vert, ni Ségo-je-m’excuse mais Marine Fille-à-papa Le Pen qui vient de déclarer qu’elle était entièrement d’accord avec François Non-Non Bayrou sur ses attaques contre Dany-Le-Vert Cohn-Bendit et ses écrits pédophilo-hippies post-soixante-huitards. Mais, comme Non-Non, Fille-à-papa dénonce également les instituts de sondages et le complot du pouvoir pour minorer le score du Mouvement démocrate et du Front national aux élections européennes. Et comme lui, elle va porter plainte contre ces comploteurs. Cette nouvelle alliée objective de Non-Non a de quoi interpeler et fait un peu tâche. Mais, à bien y regarder, cette situation n’est guère étonnante. La posture de Non-Non depuis plusieurs années (bien avant l’élection de Nicolas Sarkozy) a été de dénoncer sans relâche le pouvoir, la classe politique et les partis dominants ainsi que les médias quand il n’était pas d’accord avec lui et le «microcosme parisien». Ce qui a permis à certains de rapprocher cet antienne populiste du discours de Jean-Marie Le Pen à la grande fureur de Non-Non qui y vu encore une fois la main du pouvoir, de la classe politique, des médias aux ordres et du microcosme! Oui mais voilà avec ce discours récurrent, il est venu chasser le gibier préféré du FN, le mécontent-de-tout, celui qui, à défaut de faire une démocratie, peut faire une élection. Mais l’Histoire nous apprend que quand c’est le cas c’est que la démocratie est en grand danger.
Centristement vôtre
Le Centriste
13.04.2009
Le Billet du centriste : Non-Non Bayrou n’aime pas l’Europe mais aime les élections européennes!
Lors du référendum sur la constitution européenne en 2005, un militant de l’UDF eu le malheur de demander dans une réunion publique à Non-Non Bayrou pourquoi la campagne en faveur du oui de l’UDF était aussi terne. Non-Non sortit de ses gongs pour s’indigner d’une telle question mais ne répondit évidemment pas sur le fond. Il faut dire que Non-Non connaissait les sondages secrets qui donnaient le non vainqueur et que sa posture de présidentiable en puissance faisait qu’il ne pouvait être le vaincu du référendum deux ans avant les présidentielles…. A quoi tiennent les convictions! Mais, soyons honnête, Non-Non n’a jamais aimé l’Europe. Dans les rangs d’une UDF très pro-européenne, il était connu pour être un des dirigeants les moins européens. Et si les plus pro-européens de l’UDF sont désormais au Nouveau Centre, ce n’est guère étonnant. Et le lapsus que lui-même a qualifié de «révélateur» lorsqu’il a parlé des «élections présidentielles» au lieu des «élections européennes» vaut tous les discours verbeux de celui qui a tué les valeurs européennes défendues par l’UDF de Valéry Giscard d’Estaing, de Simone Veil, de Raymond Barre et de quelques autres.
Alors, pourquoi Non-Non aime les élections européennes? Parce qu’elle est la seule élection qui puisse lui permettre d’avoir quelques députés élus puisque l’on vote à la proportionnelle! D’une part, cela fera apparaître le Mouvement démocrate comme un parti qui ne perd pas toutes les élections et, d’autre part, cela permettra de faire rentrer un peu de sous dans les caisses du parti. Une nouvelle preuve du peu d’attachement de Bayrou à l’Europe est sa nouvelle posture gaullienne, le général étant connu pour être un partisan de l’Europe des nations et non celle du peuple européen. Alors, soyons clairs: si vous voulez que le Mouvement démocrate ne soit pas un parti de losers et puisse récupérer quelques pépettes, votez pour lui. En revanche, si vous aimez l’Europe, allez voir ailleurs…
Centristement vôtre
Le Centriste
18:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : centre, centrisme, europe, elections européennes, udf, mouvement démocrate, nouveau centre
11.02.2009
Le Billet du Centriste: Les Nouveaux People du Mouvement Démocrate
A chaque élection, François Bayrou sort de son chapeau quelques « personnalités » du petit monde parisien - petit monde que pourtant il n’arrête pas de fustiger et de haïr - afin de faire parler de son mouvement pour essayer grappiller quelques voix par-ci, par-là, et, surtout, pour palier toutes les défections qui ont eu lieu entre deux élections… Rappelez-vous, la dernière fois nous avions eu une star de la télévision « responsable », Jean-Marie Cavada devenu centriste pour l’occasion avant de rejoindre, depuis, la majorité présidentielle et en attente d’un poste de ministre, un militaire humanitaire (si, si, il paraît que ça existe), le général Philippe Morillon et une chef d’orchestre, Claire Gibault qui est… ah oui, partie au mouvement de Jean-Marie Cavada et dont l’extraordinaire contribution aux travaux du Parlement européen laisseront un souvenir… brumeux.
Voyons de plus près la nouvelle fournée. Elle est composée d’un journaliste, centriste « révolutionnaire » (sic), pourfendeur des taxis parisiens, dont l’ouverture d’esprit (centriste) n’a d’égale que ses légendaires humilité et modestie connues de tous ses confrères. A côté de lui, le directeur d’un institut dont la qualité de ses recherches et de ses prévisions personelles est inversement proportionnel au nombre de ses passages télé et dont la foi centriste n’avait guère parue évidente jusque là. Il y a, aussi, bien sûr, le grand banquier français, celui qui a toujours raison, le « banquier en colère » contre Bernard Tapie, Jean Peyrelevade. Oups ! Excusez-moi, lui, il n’est pas là même s’il aurait bien voulu y être. Mais un banquier sur une liste électorale, par les temps qui courent, ce n’est pas très racoleur et populiste. Et puis, il fallait bien caser Bernard Lehideux.
Car J’allais oublier de vous présenter tous les petits nouveaux, les cadors, ceux dont François Bayrou affirme qu’ils sont l’avenir de la politique, ceux qui vont, c’est sûr, faire de la politique autrement. Je veux parler de la « jeune garde » du chef, quoi, j’ai nommé les chevaux sur le retour Marielle de Sarnez, la fidèle des fidèles, Jean-Luc Benhamias, Corinne Lepage et Yann Werhling (si, si, rappelez-vous, le porte-parole totalement transparent des Verts), tous écologistes de salon, et sans oublier, donc, Bernard Lehideux, ancien conseiller de Giscard, c’est dire si c’est un nouveau visage de la politique... Il n’y a guère que pousse-toi-de-là-que-je-m’y-mette Azouz Begag, pourtant disponible pour toutes les élections, n’importe où pour n’importe quoi, qui n’a pas été retenu ! Si la politique est un éternel recommencement, alors, à coup sûr, voilà le renouveau de la politique ! Et, en retranchant les prochaines et probables défections, voilà à quoi ressemblerait un gouvernement du président Bayrou. Pensez-y. Ou, plutôt, n’y pensons surtout pas..
Le Centriste
23:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mouvement démocrate, élections européennes, centrisme


