08.04.2009

Le Billet du Centriste : Quand la haine contre Sarko rapproche Non-Non et le Galouzeau

Il fut un temps où Non-Non Bayrou était l’ennemi du Galouzeau Villepin. On se rappelle comment Non-Non volait dans les plumes du Galouzeau et comment il s’était positionné contre son gouvernement en votant, notamment, une motion de censure contre lui en 2006. Il faut dire que, pour tenter d’exister à tout prix, Non-Non n’a qu’une seule tactique : s’opposer, s’opposer encore et s’opposer toujours à ceux qui ont le pouvoir quels qu’ils soient et être amis avec tous ceux qui sont contre. Aujourd’hui, la haine du Galouzeau pour Sarko plaît beaucoup à Non-Non et il est prêt à discuter avec lui comme il vient de l’affirmer dans Le Monde. Cette haine commune prend racine dans l’égo surdimensionné par rapport à leurs capacités réelles des deux bonhommes et qui n’ont jamais pardonné à Sarko et à son égo surdimensionné les victoires qu’ils n’ont jamais pu avoir.

Tout cela fait-il une politique ? Bien sûr que non mais ce n’est pas ce qui intéresse Non-Non et le Galouzeau. Les deux rêvent de se voir dans le fauteuil de Sarko ou, tout au moins, de voir un autre que Sarko occuper ce fauteuil dans trois ans. Non-Non n’est pas capable de gagner une élection municipale dans une ville comme Pau et le Galouzeau n’a jamais affronté les électeurs et possède une fibre populaire encore moins développée que celle de Balladur, ce qui n’est pas peu dire. Mais bon, ils ont lu dans les (dés)astres Mitterrand et Chirac que leur tour viendrait. Et, à défaut de stature, ils font dans l’opposition systématique pour faire les gros titres des médias dont certains sont très indulgents, c’est un euphémisme, avec eux. Dès fois que le pire arrive ! Une vision de la politique qui ne devrait guère forcer le respect des électeurs. Enfin, on l’espère…

Centristement vôtre,

Le Centriste

12.02.2009

Le Billet du Centriste : Non-Non veut devenir président

Il y avait Oui-Oui et son taxi jaune, nous avons maintenant Non-Non et son MoDem orange. Leurs aventures sont aussi épiques à l’un et à l’autre. Mais si l’un veut conduire son taxi jaune, l’autre a une tout autre ambition, il veut absolument conduire un mastodonte bleu-blanc-rouge appelé la France alors qu’il ne possède pour l’instant qu’un joli tracteur orange qu’il a baptisé lui-même MoDem néanmoins peu efficace pour parcourir les autoroutes de la gloire (il lui manque beaucoup d’électeurs pour en faire une formule un). Pour cela, Non-Non a trouvé un moyen : toujours dire du mal des autres pour faire croire qu’il est le seul type bien à qui on pourrait confier le gros camion sur le fauteuil duquel il veut s’asseoir. Alors, dès que quelqu’un dit quelque chose, n’importe quoi, du genre « Je vais mettre des chaussettes en laine », Non-Non court vers les plateaux de télévision en criant « Non ! Non ! Pas les chaussettes en laine ! Pas les chaussettes en laine ! ». Mais il est malin, Non-Non, il ne dit jamais ce qu’il faudrait mettre à la place de peur que les gens voient que la seule chose qu’il veut c’est le volant du camion mais qu’il ne sait absolument pas ni le conduire, ni où le conduire.

Ses deux concurrents et adversaires à qui il en veut le plus sont Ségo-Finaude et surtout, Sarko-Sournois car c’est lui qui conduit le gros camion, le méchant lutin qui lui a piqué le boulot qu’il croit devoir lui revenir. Alors Non-Non guette toute la journée son ennemi intime, attendant qu’il bouge un petit doigt ou ouvre la bouche pour courir à nouveau vers les plateaux de télévision en sautant comme un cabri tout en criant « Non ! Non ! ». Quelques fois (certains disent à chaque fois), il ne connait même pas le sujet sur lequel il s’oppose. Quelques fois (certains disent à chaque fois), c’est même un sujet avec lequel il était d’accord la veille.

Il est rigolo Non-Non avec sa mine du « brave » (comme on dit dans le Sud), voulant pourfendre le monde entier sur son fier tracteur crachant sa belle fumée diesel en compagnie de son fidèle gréviste de la faim et pour l’honneur de sa demoiselle Marielle. Encore que pour certains qui croient que Non-Non ridiculise la politique, il soit pathétique.

Le Centriste

11.02.2009

Le Billet du Centriste: Les Nouveaux People du Mouvement Démocrate

A chaque élection, François Bayrou sort de son chapeau quelques « personnalités » du petit monde parisien - petit monde que pourtant il n’arrête pas de fustiger et de haïr - afin de faire parler de son mouvement pour essayer grappiller quelques voix par-ci, par-là, et, surtout, pour palier toutes les défections qui ont eu lieu entre deux élections… Rappelez-vous, la dernière fois nous avions eu une star de la télévision « responsable », Jean-Marie Cavada devenu centriste pour l’occasion avant de rejoindre, depuis, la majorité présidentielle et en attente d’un poste de ministre, un militaire humanitaire (si, si, il paraît que ça existe), le général Philippe Morillon et une chef d’orchestre, Claire Gibault qui est… ah oui, partie au mouvement de Jean-Marie Cavada et dont l’extraordinaire contribution aux travaux du Parlement européen laisseront un souvenir… brumeux.

Voyons de plus près la nouvelle fournée. Elle est composée d’un journaliste, centriste « révolutionnaire » (sic), pourfendeur des taxis parisiens, dont l’ouverture d’esprit (centriste) n’a d’égale que ses légendaires humilité et modestie connues de tous ses confrères. A côté de lui, le directeur d’un institut dont la qualité de ses recherches et de ses prévisions personelles est inversement proportionnel au nombre de ses passages télé et dont la foi centriste n’avait guère parue évidente jusque là. Il y a, aussi, bien sûr, le grand banquier français, celui qui a toujours raison, le « banquier en colère » contre Bernard Tapie, Jean Peyrelevade. Oups ! Excusez-moi, lui, il n’est pas là même s’il aurait bien voulu y être. Mais un banquier sur une liste électorale, par les temps qui courent, ce n’est pas très racoleur et populiste. Et puis, il fallait bien caser Bernard Lehideux.

Car J’allais oublier de vous présenter tous les petits nouveaux, les cadors, ceux dont François Bayrou affirme qu’ils sont l’avenir de la politique, ceux qui vont, c’est sûr, faire de la politique autrement. Je veux parler de la « jeune garde » du chef, quoi, j’ai nommé les chevaux sur le retour Marielle de Sarnez, la fidèle des fidèles, Jean-Luc Benhamias, Corinne Lepage et Yann Werhling (si, si, rappelez-vous, le porte-parole totalement transparent des Verts), tous écologistes de salon, et sans oublier, donc, Bernard Lehideux, ancien conseiller de Giscard, c’est dire si c’est un nouveau visage de la politique... Il n’y a guère que pousse-toi-de-là-que-je-m’y-mette Azouz Begag, pourtant disponible pour toutes les élections, n’importe où pour n’importe quoi, qui n’a pas été retenu ! Si la politique est un éternel recommencement, alors, à coup sûr, voilà le renouveau de la politique ! Et, en retranchant les prochaines et probables défections, voilà à quoi ressemblerait un gouvernement du président Bayrou. Pensez-y. Ou, plutôt, n’y pensons surtout pas..

 

Le Centriste