29.04.2009
Le PS à Non-Non : «Alors, t’es de droite ou t’es de gauche ?»
Ségo-la-démago, Hollande-Prince-Consort et maintenant Martine-la-fille-à-son-père Aubry, somment Non-Non Bayrou de leur dire s’il est à gauche ou à droite. Bon courage! Car Non-Non a décidé qu’il n’était nulle part. Voilà qui va rappeler quelques souvenirs émus aux plus anciens. Car c’était le positionnement d’un de nos grands hommes politiques (sic!), le brave et bileux Michel Jobert… Bon, étant de nulle part, il est demeuré presque rien sauf un éphémère ministre des Affaires étrangères de Georges Pompidou puis un aussi éphémère ministre du Commerce extérieur de François Mitterrand. Et beaucoup ont certainement oublié qu’il avait fondé… le Mouvement des démocrates pour se positionner ni à droite, ni à gauche! On voit, en tout cas, où Non-Non a piqué le nom de son parti et son positionnement électoral. Rien de neuf sous le soleil des arrivistes…
Non-Non voulant devenir Président de la république, a donc besoin de séduire tout le monde. Récemment, un sondage montrait que 35% des sympathisants de Droite avaient une bonne opinion de lui. Voilà qui le ravit. Mais, chut!, ne le criez pas trop sur les toits des fois que les leaders du PS lisent la presse… Ou que les Français se demandent sérieusement, une bonne fois pour toutes, qui est vraiment ce François Bayrou dont les idées sont aussi minces que le nombre des députés de son parti. Car il ne suffit pas d’être contre tout le monde (et spécialement contre celui qui lui a piqué son boulot il y a deux ans) et d’avoir attendu avec gourmandise un événement comme la crise économique et financière mondiale pour se poser en sauveur de la France pour avoir la capacité de diriger un pays. Et ce n’est pas parce que les Français ont élu Sarko-le-mégalo que nous devrions dorénavant élire n’importe qui à la fonction suprême de notre république! Réflexion faite, Sarko n’est pas le premier dans ce cas, Chichi-la-magouille et Mimi-le-roublard ayant sans doute ouvert l’Elysée aux ambitieux dont le seul but était d’occuper le fauteuil présidentiel.
Mais ne nous égarons pas. Pour répondre aux pauvres socialistes qui tremblent de peur que l’élection présidentielle de 2012 ne ressemble à celle de 2002, où Non-Non remplacera Juste-un-détail-de-haine Le-Pen, Non-Non sera de la couleur qui sera à la mode à cette occasion. Je sais, c’est rageant d’attendre encore trois ans avant de savoir, non pas ce que pense Bayrou, mais où il se positionnera. Maintenant, si vous voulez savoir comment il gouvernera s’il était élu, ne lui posez pas la question qui fâche: il n’en sait strictement rien…
Centristement vôtre
Le Centriste



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